Activité 2
Je me renseigne sur l’exposé oral
L’exposé oral intitulé « Votre première présentation express en 180 secondes », qui constitue votre premier travail noté, est une bonne entrée en matière dans le programme. Il consiste à :
- décortiquer votre profil et votre parcours professionnel;
- décrire votre activité professionnelle actuelle ou récente;
- identifier des points de friction ou des occasions à saisir afin d’améliorer votre activité professionnelle;
- réfléchir aux motivations et aux attentes au regard du DESS en administration des affaires;
- proposer un exposé oral structuré, synthétique et convaincant;
- concevoir un support de présentation.
Cet exposé est également une bonne occasion de vous présenter à votre professeur encadrant ou professeure encadrante afin de lui permettre d’apprendre à vous connaître et de mieux personnaliser son suivi d’apprentissage.
Exemples
Vous aimeriez savoir à quoi un tel exposé peut ressembler? Alors, regardez les vidéos ci-dessous. Jetez également un œil aux transcriptions disponibles sous chaque vidéo. La structure de l’exposé en quatre parties (accroche, problématisation, solution et conclusion), comme demandé dans la Description du TN1 : Ma première présentation express en 180 secondes, y est clairement illustrée.
Accédez à la version PowerPoint de la présentation.
La première présentation express en 180 secondes de Sabrina Hombourger-Barès (2024, Université TÉLUQ, 172 s)
Transcription
Exemple de texte de présentation express en 180 secondes
Longueur du texte : 440 mots
Accroche (attirer l’attention) :
Mon histoire, c’est celle d’une directrice marketing, seule femme à siéger au comité de direction d’une entreprise de plus de 1 500 salariés, qui a renoncé, à l’âge de 35 ans, à des revenus annuels à six chiffres pour retourner sur les bancs d’école et tout recommencer à zéro.
Mais pourquoi ai-je fait cela alors que ma carrière de gestionnaire ne faisait que commencer?
Problématisation (aiguiser l’intérêt) :
Deux facteurs ont motivé ma décision :
Le premier, c’est qu’à mon retour de mon congé d’adoption, je ne suis pas parvenue à concilier mes obligations professionnelles, exigeantes en termes de temps, d’énergie, de stress et de déplacement, et mes envies de jeune maman.
Le second, c’est que je ne partageais pas la vision du nouvel actionnaire de mon entreprise, laquelle avait dû, pour des raisons de marché, se reconvertir. En tant que membre du comité de direction, je suis devenue une « tueuse de coûts » au lieu d’être agente créatrice de valeur.
Résultat : une perte de sens au travail. J’avais la boule au ventre dès le dimanche après-midi à l’idée de quitter à nouveau ma famille.
J’enviais la qualité de vie de mon mari et l’intérêt quotidien qu’il avait pour son travail de professeur à l’université.
Solution (susciter le désir) :
Les vacances d’été ont été propices à une profonde introspection.
Qu’est-ce que je ne voulais plus? Que ma vie dépende autant de celle d’une entreprise et de mes supérieurs.
Qu’est-ce que j’aimais faire? Communiquer, apprendre, transmettre.
Quels étaient mes atouts? J’avais une Msc Marketing de HEC Montréal et dix années d’expérience professionnelle en marketing du commerce de détail.
À force de questionnements, un nouveau projet a pris forme. J’ai décidé de m’inscrire en doctorat pour pouvoir être moi aussi professeure à l’université. J’aspirais à prendre du recul sur les pratiques organisationnelles observées toutes ces années, à les analyser, les théoriser… à apprendre tous les jours, à transmettre à de futurs étudiants et contribuer au développement de leurs compétences.
J’ai convaincu un éminent professeur pour qu’il accepte de diriger ma thèse, structuré un projet à partir de mon expérience professionnelle, travaillé six années en acceptant d’être à nouveau élève et apprentie-chercheure, développé un nouveau réseau au sein des milieux d’études. Certes, j’ai sacrifié une grande partie de mes revenus et mon statut social, mais sans aucun regret car j’ai grandi et j’ai vu ma fille grandir. À force de persévérance, d’humilité et de résilience, j’exerce aujourd’hui un métier qui m’épanouit… et quel beau métier! Tout cela n’a pas de prix!
Conclusion (déclencher l’achat) :
Suivez-moi sur LinkedIn si vous souhaitez en savoir davantage sur mon parcours ainsi que sur mes activités de recherche et d’enseignement. Il me fera plaisir de vous suivre en retour!
La première présentation express en 180 secondes de sophie deleuil-millette, étudiante du programme (2026, 183 s)
Transcription
Bonjour tout le monde. Mon nom est Sophie Deleuil-Millette et je suis organisatrice communautaire au CIUSS du Nord de l'île de Montréal. Laissez-moi vous parler aujourd'hui de 15 ans de carrière en 180 secondes et de comment je continue à rêver après aussi longtemps avec un même employeur. L'organisation communautaire existe en CLSC depuis leur fondation depuis plus de 50 ans.
Nous portons les mandats de santé communautaire auprès des personnes les plus vulnérables. Le réseau de la santé s'est beaucoup transformé dans les 25 dernières années. Le résultat des réformes successives est une perte de connaissance à l'interne pour la profession d'organisatrice communautaire, d’experte des caractéristiques de mon milieu ou de spécialiste de la prise de décision collective. Je suis devenu exécutante de tâches. À la longue, ça crée un sentiment d'être sous-utilisée. Quant aux partenaires externes, il faut le dire, la connaissance est au rendez-vous. Toutefois, le milieu communautaire vit beaucoup de roulement de personnel. Donc pour quelqu'un comme moi qui est là depuis longtemps, ça fait en sorte que je repasse régulièrement sur des chemins déjà fréquentés. On constate les mêmes problèmes, on propose les mêmes solutions et on se heurte au même mur. Cette répétition crée un sentiment de découragement et de stagnation.
En plus de me pousser dans la posture ingrate d'avoir toujours une mise en garde historique, bref, manquer de stimulation d'un côté ou être la rabat-joie de l'autre, c'est démotivant. L'année 2025 a été une année de grande réflexion pour mon avenir professionnel. Je me suis demandé : si je suis là depuis 15 ans, il doit quand même y avoir de bonnes raisons. Quelles sont-elles ?
Tout d'abord, je suis encore en accord avec les valeurs qui porte le réseau de la santé du Québec. L'accès à des soins et des services sociaux est une clé incontournable pour une société plus juste. Ensuite, les compétences que je possède et que j'ai développées dans ma carrière sont tout à fait utilisables à un autre poste au sein du CIUSS. La question à 100$, c'est lequel ? La réponse m'est venue en discutant avec une personne dans mon équipe dont j'admire le parcours, la coordonnatrice du programme de santé publique et des liens avec la communauté. Elle m'a fait deux suggestions. D'abord, viser un poste de cadre plutôt qu'un autre poste de professionnel. Ensuite, aller chercher à la TÉLUQ un diplôme pertinent pour atteindre cet objectif, le DESS en administration des affaires. En une conversation, j’avais maintenant une solution adaptée à mon besoin. J'ai même pu changer mon regard sur ma situation actuelle. Occuper un poste que je connais par cœur me donne l'espace mental et l'énergie nécessaire pour un retour aux études couronné de succès.
Voilà donc comment je peux continuer à rêver après 15 ans au CIUSS. Si vous voulez me suivre dans ce nouveau chapitre, je vous invite sur Facebook ou sur LinkedIn. Au plaisir de vous voir virtuellement.