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Application

L’application qui vous est proposée dans le cadre de ce quatrième module consiste à décrire les parties du travail d’analyse et de synthèse afin de procéder à sa rédaction finale. Nous illustrerons chacune de ces parties à l’aide de quelques exemples et de notions exposées par certains auteurs. Le document comprend quatre grandes parties : le sommaire exécutif, le corps du document, la bibliographie et les annexes. Il constitue le travail noté 3.

1. Le sommaire exécutif

Le sommaire exécutif constitue un résumé de votre projet. Vous pouvez y penser comme à un exposé que vous feriez à une personne occupée qui ne peut pas lire l’ensemble du projet. Bien qu’il soit la première section de votre travail, il pourrait être intéressant de ne le rédiger qu’à la toute fin de votre travail, lorsque vous aurez une meilleure idée de ce à quoi ressemble l’ensemble de votre projet. Cela dit, vous pourriez aussi utiliser le sommaire exécutif comme plan pour votre travail et vous y référer lors de la rédaction des autres sections.

Quel que soit votre choix, le sommaire exécutif doit présenter les objectifs de votre projet d’intégration, une brève description du thème, du problème et de la question soulevée par votre travail, mentionner les principaux résultats obtenus, incluant l’approche utilisée et les solutions, et dresser une conclusion. Il faut surtout mettre en évidence les résultats de votre travail, car ce sont eux qui peuvent le mieux rendre compte de votre travail et donner l’envie de lire votre document. Il est donc placé en son tout début. Normalement, le sommaire exécutif ne dépasse pas une page.

2. Le corps du document

Écrire ne consiste pas seulement à traduire des idées en mots. C’est un processus qui s’amorce dès que vous commencez à prendre des notes, à les organiser plus ou moins formellement dans un plan, bien avant que vous commenciez à composer votre texte.

Le plan

Comme nous l’avons vu plus tôt dans le cours, une synthèse est une mise en relation de divers éléments de connaissance. Votre capacité à élaborer un plan démontre ainsi que vous comprenez l’enchaînement logique des connaissances que vous avez acquises. Si vous n’êtes pas en mesure de bien planifier la rédaction de votre travail, alors méfiez-vous : vous ne comprenez probablement pas assez bien le thème ou le problème qui vous intéresse.

Le plan constitue l’outil par excellence pour faciliter le travail de rédaction et garantir la validité de votre argumentation. C’est un ensemble de balises et de repères auxquels l’auteur se réfère pour organiser son texte au fur et à mesure qu’il le rédige ou le révise. Il expose l’organisation du texte en fonction de ses intentions et du but dans lequel vous écrivez. Il permet de préciser l’orientation de votre texte, d’en déterminer les objectifs, d’identifier le fil conducteur de votre exposé et d’éviter les digressions et les commentaires hors propos. Plus votre plan est détaillé, plus votre texte gagne en cohérence logique.

En général, un texte comporte une introduction, un développement et une conclusion. Voici ce qui caractérise chacune de ces parties.

L’introduction

L’introduction informe vos lecteurs des aspects du sujet dont vous traitez et donne un aperçu du plan que vous suivez dans le développement. Dans votre travail, l’introduction doit contenir les informations suivantes :

  • Le thème de votre projet d’intégration et le problème que votre recherche tente de résoudre, ainsi que le contexte et le milieu dans lequel ce problème s’inscrit. L’énoncé de la question soulevée par la recherche est également présenté.
  • L’importance de ce problème : pour vous, pour les personnes œuvrant dans votre organisation, pour les auteurs que vous avez lus et les experts que vous avez consultés. Autrement dit, pourquoi le lecteur devrait-il se soucier de ce problème?
  • Le cadre de votre travail : les choix que vous avez faits pour réaliser votre travail, dont la méthodologie et le type de travail retenu (essai, dissertation ou travail de recherche) et les raisons de ces choix.

Tout comme votre sommaire exécutif, vous allez probablement rédiger l’introduction à la toute fin de votre travail ou du moins la réécrire pour qu’elle annonce correctement la suite du texte, en fonction de vos choix finaux.

Le développement

Le développement, qui constitue le cœur de votre travail, présente vos idées et vos arguments. Selon le type de travail que vous avez choisi – un essai, une dissertation ou un travail de recherche – la structure précise du développement sera différente.

À titre de rappel, voici les sections suggérées, outre l’introduction. Cela dit, gardez en tête que ces sections ne sont que des suggestions et que vous devrez développer votre propre structure selon les particularités propres de votre thème, de votre problème et de ce que vos recherches vous auront enseigné.

Pour un essai

  • Rappel des faits pertinents
  • Formulation de votre proposition
  • Appui de cette proposition par des faits ou des théories
  • Lien entre la proposition et la littérature consultée
  • Limites de la proposition
  • Implications de la proposition

Pour une dissertation

  • Thèse : formulation de votre proposition et des arguments en sa faveur
  • Antithèse : présentation des propositions alternatives et de leurs arguments
  • Synthèse : confrontation des arguments et des propositions
  • Implications de la proposition

Pour un rapport de recherche

  • Synthèse catégorisée de de la documentation
  • Explication des autres démarches entreprises
  • Analyse des autres démarches et dialogue avec la synthèse
  • Formulation de recommandations

La conclusion

Il est difficile d’écrire une bonne conclusion, car souvent on a l’impression de se répéter. Cela dit, une bonne conclusion ne devrait pas simplement répéter le contenu de l’article, quoiqu’un bref résumé puisse aussi être utile aux lecteurs pressés.

Tout d’abord, une bonne conclusion doit répondre à la question « et alors? ». Autrement dit, vous devez clairement montrer l’important de votre texte. Dans ce cas, vous devrez par exemple y démontrer que vous avez bel et bien atteint les objectifs que vous vous étiez fixés au départ – autrement dit, que vous avez acquis des connaissances et compétences en lien avec le thème et le problème que vous avez identifiés.

En ce sens, une bonne introduction « boucle la boucle », pour ainsi dire : elle ramène le lecteur au point de départ et démontre que le texte a bel et bien atteint rempli la promesse qu’il s’était fixé dans son introduction. Si vous aviez énoncé des objectifs précis, alors rappelez-les et expliquez comment votre texte les a atteints.

Aussi, même si vous avez mentionné les implications de votre travail à la fin du développement, il peut être intéressant de les répéter brièvement dans la conclusion, avant de les élargir à d’autres situations. Par exemple, si vous avez montré que votre travail vous permet de mieux impliquer les chauffeurs de votre compagnie de transport dans sa planification stratégique, vous pouvez utiliser votre conclusion pour réfléchir à ce que vos « découvertes » pourraient vouloir dire pour d’autres compagnies de transport, voire pour d’autres industries.

3. La bibliographie

Cette troisième section du document contient la liste des documents que vous avez utilisées dans votre travail. Nous utilisons ici le terme « bibliographie » au sens large, incluant les documents audiovisuels et autres types de document.

Tout au long de votre travail, vous devriez avoir cité vos sources à chaque fois que vous avez fait référence à une idée qui n’est pas la vôtre – et à plus forte raison à chaque fois que vous avez cité directement un autre document.

Votre bibliographie, présentée à la fin de votre document, doit donc présenter la liste des ouvrages, articles et autres documents que vous avez cités ainsi.

Il existe différentes façons de citer ses sources dans le document, appelés « styles de citation ». Ces styles sont standards : selon celui que vous choisissez d’utiliser, il existe des règles précises sur la manière de faire référence à un livre, à un article, etc.

Par exemple, le style du Chicago Manual of Style utilise des notes de bas de page comme celle-ci1 :

[1] Marie-Josée Couchaere, L’art de la lecture rapide (Beauceville, QC: Québec Agenda, 1987).

Chaque élément de la citation qui est fournie en exemple est dicté par le style Chicago : comment écrire le nom de l’auteur, le titre de l’ouvrage, le fait d’inclure le lieu de publication, la maison d’édition et la date entre parenthèses et tout autre élément qui pourrait être pertinent.

Dans la bibliographie, les documents seraient listés par ordre alphabétique des noms d’auteurs, et cet ouvrage serait inscrit ainsi :

Couchaere, Marie-Josée. L’art de la lecture rapide. Beauceville, QC: Québec Agenda, 1987.

Un autre exemple – le plus courant en communication et celui qu’utilise ce cours – est celui de la American Psychological Association, couramment appelé APA, qui en est, au moment d’écrire ceci, à sa 7e édition. APA, pour sa part, insère ses citations entre parenthèses après la phrase pertinente ou juste après le nom de l’auteur s’il est mentionné dans le texte. Par exemple, le même ouvrage qui est mentionné plus tôt serait cité ainsi (Couchaere, 1987).

Dans la bibliographie, il apparaîtrait ainsi :

Couchaere, M.-J. (1987). L’art de la lecture rapide (H. Triole, Ed.). Québec Agenda.

Vous noterez que dans la version 7 du style APA, Hélène Triole, qui a fait l’adaptation de l’ouvrage pour sa version québécoise, apparaît comme « éditrice » (entre parenthèses), alors que le lieu de la publication est omis.

Il existe de nombreuses explications de ces styles standards et de nombreux autres sur internet. Notamment, la section du site de la bibliothèque dédiée à la norme APA. Le cours que vous êtes en train de lire utilise toutefois la norme APA 7 « stricte », qui existe aussi en version française. Si vous utilisez un logiciel de gestion bibliographique comme Zotero, alors celui-ci vous permet d’insérer facilement vos citations et de faire votre bibliographie ensuite. Une fonction similaire est intégrée directement dans les versions récentes du logiciel de traitement de texte Microsoft Word.

Vous êtes libres, pour votre travail, d’utiliser le style que vous voulez, tant que vous employez le même tout au long du travail et que vous citez bien vos sources et incluez une bibliographie complète.

4. Les annexes

Les annexes constituent la quatrième partie du document. Sans être considérées comme une partie rédactionnelle, elles peuvent apporter au travail une meilleure compréhension d’un sujet donné ou une illustration spécifique. Les documents placés en annexe ont un rapport direct avec le texte du document : ce peut être un texte complémentaire, une illustration, un tableau explicatif ou un schéma. Libre à vous d’inclure les documents que vous jugez suffisamment important pour être inclus en annexe, tout en n’étant pas assez cruciaux pour être inclus dans le texte à proprement parler.

Modifié le: mardi, 15 juin 2021, 09:58