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Glossaire

Acquis

Ensemble des savoirs et savoir-faire dont une personne manifeste la maîtrise dans une activité professionnelle, sociale ou de formation. Les acquis exigés pour suivre une formation constituent les prérequis. Le terme « acquis » comprend l’ensemble des expériences de vie d’un individu et peut recouvrir des savoirs et savoir-faire cognitifs, techniques et comportementaux maîtrisés résultant des expériences personnelles, sociales ou professionnelles ainsi que des formations initiales et continues. On distingue souvent les acquis de l’expérience des acquisitions résultant de formations académiques.

(Selon la Terminologie de la formation professionnelle, norme AFNOR X50-750)

Bilan d’orientation

« Dans le cas du bilan d’orientation […], il s’agit plutôt d’une demande d’aide au changement, d’aide à la décision, dans un choix de vie professionnelle. Par sa contribution, le bilan de compétences constitue donc une aide à la décision. »

Saint-Jean (2002), p. 43-44.

Bilan de compétences

Si on reprend le bilan de compétences défini par la loi française de 1991, il constitue un « bilan de développement personnel réalisé à l’initiative du salarié. C’est un bilan évolutif qui permet à un individu de faire le point sur ses acquis dans une perspective de changement d’activité professionnelle. […] Le bilan de compétences mesure les savoirs, les savoir-faire, les pouvoir-faire, les savoir-être, les comportements aussi bien que les capacités ; il peut efficacement aider le salarié à se positionner dans une perspective d’évolution personnelle ».

Extrait d’un article paru dans Réalités et Recherches, revue de l’ANFH, no 27, déc. 1993.

Bilan de positionnement

Dans sa recherche, Saint-Jean (2002) a constaté l’existence de deux types de bilan de compétences : le bilan de positionnement et le bilan d’orientation. Dans le cas du bilan de positionnement, « il s’agit de faire un état des lieux, un constat des acquis expérientiels et des compétences exercées au cours des diverses expériences personnelles et professionnelles du bénéficiaire. Ces éléments permettent de préciser les compétences actuelles afin de mesurer l’écart ou l’adéquation par rapport à un emploi, un métier, une fonction ou une formation.

Capacité

Aptitude, acquise ou développée, permettant à une personne de réussir dans l’exercice d’une activité physique, intellectuelle ou professionnelle. La capacité se traduit par le pouvoir d’exercer une activité, d’assumer une tâche. Elle n’est effective que si elle est démontrée.

Legendre (1993), p. 159.

Compétence

Capacité qu’a un individu d’accomplir des tâches complexes dont l’accomplissement exige l’exécution d’un grand nombre d’opérations, à des tâches du type de celles que l’on rencontre généralement dans l’exercice d’un métier, d’un art ou d’une profession. BRIEN évoque la compétence du plombier qui effectue une soudure à l’étain, celle du comptable qui rédige un rapport d’impôt ou encore celle de l’artiste qui peint un tableau.

Brien (1989) dans Legendre (1993), p. 223.

Compétence transversale

Compétence dont le champ d’application s’étend à de nouveaux contextes. Plus les situations et les contextes dans lesquels s’exerce une même compétence sont différents de la situation initiale, plus on peut dire que le degré de transversalité de cette compétence augmente.

Selon Mérenne-Schoumaker, Bernadette (1999). Compétences et savoirs terminaux en géographie. Réflexions et propositions. Cahiers de géographie du Québec, 43(120), 437-449. https://doi.org/10.7202/022848ar

Connaissance

Faits, informations, notions, principes qu’on acquiert grâce à l’étude, à l’observation ou à l’expérience.

Legendre (1993), p. 240.

Il n’y a que trois façons d’obtenir l’information dont nous avons besoin pour élaborer ou modifier la connaissance du monde qui est dans notre structure cognitive : par l’expérience (en agissant), par l’observation (en regardant quelqu’un agir) ou en se faisant transmettre cette information.

Smith, F. (1975), dans Legendre (1993), p. 241.

Contexte de recherche

Ensemble de circonstances liées, situation où un phénomène apparaît, un événement se produit. Ou ensemble de circonstances qui entourent un ou des événements. On peut nommer, à titre d’exemple, le contexte géographique, politique, social, économique.

Contrat d’apprentissage

Entente écrite rédigée par un étudiant et son professeur ou un conseiller, qui stipule la matière à étudier, la méthode de travail, les délais à respecter et les critères d’évaluation.

Extrait tiré de Donald (1977). Le contrat d’apprentissage.

Déduction / induction

L’induction est un processus de la pensée qui part de l’observation et conduit vers une hypothèse ou un modèle. L’induction est une généralisation, opération par laquelle on étend à une classe d’objets ce que l’on a observé sur un individu ou quelques cas particuliers. Par exemple, l’observation de la fréquence de mauvais résultats scolaires dans une communauté donnée conduit le chercheur à supposer une relation entre résultats scolaires et mode de vie.

La déduction consiste, à l’inverse, à partir de l’hypothèse pour l’appliquer à un cas d’observation : dans le même cas que ci-dessus, le chercheur pose a priori l’hypothèse d’une relation entre résultats scolaires et milieu social, et l’applique ensuite à l’étude d’un certain nombre de mauvais résultats scolaires. Noter que c’est à tort que l’on oppose la méthode inductive et la méthode déductive. De plus, la déduction et l’induction concernent la formation des hypothèses et non le processus de démonstration. En fait, la pensée scientifique est un cheminement incessant entre induction et déduction.

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII (S.d.). Vocabulaire de recherche.

Diagnostic (évaluation diagnostique)

Mode d’évaluation qui a pour but d’apprécier les caractéristiques individuelles d’un sujet, lesquelles devraient avoir des influences positives ou négatives sur son cheminement d’apprentissage.

Legendre (1993), p. 582.

Dissertation

Malo (1996) définit la dissertation tel un « exercice scolaire portant sur une question littéraire, historique, philosophique, artistique ou d’actualité et consistant à écrire un texte personnel et fortement structuré où l’on expose, au moyen d’une démonstration rigoureuse, un ensemble d’arguments étayés par des preuves qui mène à une conclusion précise, en réponse à la question initiale » (p. 86).

Essai

Goulet (1988) le définit comme un « texte suivi, de forme libre, au caractère provisoire où l’on exerce sa créativité entendue principalement comme capacité de réaliser une synthèse personnelle laissant voir une vision originale sur un sujet » (p. 103). L’essai permet donc « d’exprimer ses idées et ses opinions de façon subjective mais cohérente et organisée » (« L’essai », dans Infosphère, UQAM). Les auteurs de « L’essai » ajoutent que « dans un essai on ne traite pas un sujet de façon exhaustive, mais on exprime ce qu’on pense, au moment actuel, sur la question. […] On peut donc :

  • observer, analyser, expliquer, et juger la réalité ;
  • nourrir sa réflexion d’éléments d’actualité ;
  • trouver de nouvelles perspectives ou façons de voir la réalité. »

Fiches bibliographiques

Ces fiches vous aident à identifier les sources documentaires que vous consultez et à constituer la bibliographie d’un travail. Une bibliographie comprend les notices bibliographiques suivantes : livres, parties de livre, chapitres, articles de périodiques (y compris les journaux), les publications gouvernementales. Les autres sources peuvent être assimilées au livre, ou à l’article. À quelques détails près.

Fiches de route

Ces fiches sont spécifiques au travail que vous réalisez. Pendant la lecture ou l’analyse des sources documentaires, les fiches de route peuvent vous être très utiles. En effet, il se peut que vous ayez des réflexions à noter pendant cette lecture, des idées de fil conducteur, des idées sur les prochaines étapes à faire, des questions à éclaircir, etc. Ces informations sont tout aussi essentielles que les fiches précédentes. Elles constituent autant le fruit de l’analyse que l’outil qui permet de maîtriser une connaissance. C’est pourquoi nous vous recommandons de consigner ces informations dans une autre catégorie de fiches. Ce peut être aussi un carnet à garder sur soi, car l’inspiration ne choisit ni le lieu ni le moment.

Fiches documentaires

Ces fiches contiennent l’information extraite de vos lectures en vue de la rédaction de votre rapport. Elles prennent trois formes : la citation, le résumé et les commentaires.

Hypothèse de recherche

L’hypothèse est une proposition de réponse à une question posée. L’organisation d’une recherche autour d’hypothèses de travail constitue un excellent moyen de la mener avec ordre et rigueur sans sacrifier pour autant l’esprit de découverte et de curiosité. Davantage, un travail ne peut être considéré comme une véritable recherche s’il ne se structure pas autour d’une ou plusieurs hypothèses. L’hypothèse, fondée sur une réflexion théorique et sur la connaissance préparatoire du phénomène étudié (phase exploratoire), s’exprime comme une présomption non gratuite portant sur le comportement des objets étudiés. Le chercheur qui la formule dit en fait : « Je pense que c’est dans cette direction-là qu’il faut chercher, que cette piste sera la plus féconde ». L’hypothèse est donc une proposition concernant la valeur d’un paramètre, la loi probabiliste à l’origine du caractère des types d’observation. C’est une proposition ou ensemble de propositions, qui constitue le point de départ de la démonstration. Une hypothèse est donc une proposition provisoire, une présomption qui demande à être vérifiée. Il n’est d’observation ou d’expérimentation qui ne repose sur des hypothèses. Quand elles ne sont pas explicites, elles sont implicites ou même inconscientes.

L’hypothèse peut se présenter comme l’anticipation d’une relation entre un phénomène et un concept capable d’en rendre compte. Elle peut également se présenter comme l’anticipation d’une relation entre deux concepts ou, ce qui revient au même, entre deux types de phénomènes qu’ils désignent.

L’hypothèse sera confrontée dans une étape ultérieure de la recherche à des données d’observation. Pour pouvoir faire l’objet de cette vérification empirique, une hypothèse doit être falsifiable ou réfutable (K. Popper). Cela signifie d’abord qu’elle doit pouvoir être testée indéfiniment et donc revêtir un caractère de généralité, et ensuite, qu’elle doit accepter des énoncés contraires qui sont théoriquement susceptibles d’être vérifiés.

Extrait tiré de :

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII. Vocabulaire de recherche.

Méthode de recherche

Méthode : ensemble de moyens mis rationnellement en œuvre pour l’obtention d’un résultat déterminé. Dans le domaine de la recherche scientifique, désigne l’ensemble des procédés rationnels au moyen desquels on tire des faits particuliers et des lois, c’est-à-dire des relations universelles entre les phénomènes ; on admet qu’elle comprend trois moments : l’observation des faits, la formation d’une hypothèse, et sa vérification (Claude Bernard). Une particularité des sciences humaines cependant : pour chaque problématique et champ d’étude, on peut monter une méthode appropriée. Il n’existe pas en ce domaine de méthode universelle comme « la » méthode expérimentale.

Technique : terme qu’il convient de distinguer de « méthode ». Le choix des techniques (conduites d’entretiens, collectes de données, types d’analyses) dépend de l’objectif poursuivi, lequel est lié à la méthode de recherche choisie. Comme la méthode, la technique répond à un « comment », c’est le moyen d’atteindre un but, mais elle se situe au niveau des étapes pratiques de la recherche. On peut dire que la technique représente les étapes limitées, relatives à des éléments pratiques, concrets, adaptés à un but défini, et que la méthode est une conception intellectuelle, coordonnant un ensemble d’opérations, c’est-à-dire souvent plusieurs techniques. Les techniques sont donc des outils organisés par la méthode et mis à la disposition de la recherche.

Pour résumer, assimilons un instant le chercheur au chasseur : sa méthode est efficace si elle lui permet de rapporter du gibier. S’il n’est qu’un excellent tireur, ne possédant qu’une bonne technique du tir, il n’atteindra pas son but. Il lui faut en plus une bonne méthode, c’est-à-dire une stratégie adaptée au terrain, au temps qu’il fait, aux habitudes du gibier, à la psychologie de son chien, etc. La conception même d’une méthode exige qu’il soit tenu compte de l’ensemble de ces éléments, y compris naturellement des techniques.

De même, le chercheur ne possédant qu’une bonne technique de l’interview ou des échelles d’attitudes en laboratoire, risque d’être peu efficace. Pour se servir efficacement des techniques, il lui faut connaître les méthodes qui les utilisent et les coordonnent, mais aussi avoir une idée des buts, des objectifs, c’est-à-dire des sciences dont elles font partie, du domaine auquel vont s’appliquer ces méthodes.

Extrait tiré de :

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII. Vocabulaire de recherche.

Objet de recherche

Qu’il s’agisse pour le sociologue d’étudier les facteurs qui influencent le vote communiste à Créteil, pour l’historien de comprendre par quelles voies les Celtes sont entrés en Bourgogne ou pour le psychologue de déterminer quel peut être l’effet du bilinguisme sur l’intelligence d’un groupe d’enfants, le travail de recherche porte en général sur un domaine limité et parfaitement circonscrit. La recherche commence par la définition d’un objet précis d’étude et d’une question qui s’y rapporte. Le chercheur en sociologie qui s’intéresse à « la politique et les jeunes » doit poser des limites à son objet et cibler un angle d’attaque sous forme d’une question précise : « Quels facteurs sociaux (éducation, statut social, valeurs…) déterminent l’appartenance politique des étudiants de 18 à 24 ans? ».

Exemples de questions de départ de recherches : « L’inégalité des chances devant l’enseignement a-t-elle tendance à décroître dans les sociétés industrielles? » (R. Boudon, L’inégalité des chances : la mobilité sociale dans les sociétés industrielles, 1973) ; « La lutte étudiante (en France) n’est-elle qu’une agitation où se manifeste la crise de l’Université ou porte-t-elle en elle un nouveau mouvement social capable de lutter au nom d’objectifs généraux contre la domination sociale?  » (A. Touraine, F. Dubet, M. Wieviorka, Lutte étudiante, 1978) ; « Qu’est-ce qui prédispose certains à fréquenter les musées, contrairement à la grande majorité de ceux qui ne les fréquentent pas? » (P. Bourdieu et A. Darbel, L’amour de l’art, 1969).

Extrait tiré de :

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII. Vocabulaire de recherche.

Portefeuille de compétences

« Se reconnaître pour se faire reconnaître », telle est la devise assignée au portefeuille de compétences par Jacques Aubert, qui le définit comme un « dossier personnel comportant un ensemble de pièces pouvant servir de preuves des compétences sociales et professionnelles, acquises ou potentielles, de son titulaire et de la démarche qui aboutit à sa réalisation ».

Problématique de recherche

Ensemble des hypothèses, des orientations, des problèmes envisagés dans une théorie, dans une recherche. La problématique est l’approche ou la perspective théorique que l’on décide d’adopter pour traiter le problème posé par la question de départ.

Trois temps peuvent caractériser la construction d’une problématique :

  1. Exploitation des lectures et entretiens, détermination des différents aspects du problème posé par la question de départ ainsi que les liens qu’ils entretiennent entre eux.
  2. À travers des points de vue ou des orientations théoriques, très différents parfois, choix de l’orientation qui semble la plus pertinente, ou élaboration d’une nouvelle orientation transcendant les précédentes.
  3. Explicitation du cadre conceptuel qui caractérise la problématique retenue, c’est-à-dire description du cadre théorique dans lequel s’inscrit la démarche du chercheur ; c’est la précision des concepts fondamentaux, des liens qu’ils ont entre eux. Se dessine ainsi la structure conceptuelle qui va fonder les propositions qui seront élaborées en réponse à la question de départ.

Extrait tiré de :

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII. Vocabulaire de recherche.

Prospective

« Elle est un effort raisonné pour élaborer une stratégie et pour énoncer une démarche politique en vue de passer de la situation sociale présente à cet avenir prospecté. La prospective ne se confond pas avec la futurologie (extrapolation des tendances passées et présentes dans le futur), ni avec l’utopie (rêve d’un monde autre). Elle requiert connaissances, rigueur, esprit critique, circonspection et humilité. Elle est un indispensable questionnement, visant à réconcilier le savoir et le pouvoir (Berger) ; elle est (Decouflé) ambition de philosophe, vertu de gendarme, qualité de savant, morale du regard. »

Artias (S.d.). Dictionnaire suisse de politique sociale.

Rapport

« À la différence du compte rendu, qui s’en tient à la simple présentation de la réalité, le rapport s’appuie sur une situation pour dégager les informations pertinentes et aboutir à des propositions qui prépareront l’action du destinataire. C’est un document d’aide à la décision. Rédigé à la demande d’un destinataire, le rapport oblige son rédacteur à un travail de recherche, de réflexion et de synthèse ; ce document se caractérise par l’établissement de conclusions (basées sur l’analyse des faits) et généralement par la formulation de recommandations sur lesquelles le destinataire du rapport aura à se prononcer. Il est basé sur une démonstration rigoureuse qui part d’une analyse systématique des faits et des données recueillis, et aboutit à des conclusions et des recommandations pratiques et justifiées. »

Malo (1996).

Recherche

Investigation méthodique, portant en général sur un secteur particulier dont il s’agit de découvrir les facteurs qui l’influencent, de proposer des hypothèses explicatives et si possible de les vérifier. Recherche fondamentale et appliquée : la première correspond à la volonté de comprendre, de savoir pour savoir ; la seconde répond à des critères précis d’utilisation, il s’agit moins de progresser dans la connaissance que d’utiliser un savoir déjà acquis. C’est donc de la première que se nourrit la seconde. Recherche orientée : elle unit recherche fondamentale et recherche appliquée ; terme récent : c’est une recherche issue des besoins sociaux, impliquant une orientation de la solution à trouver, mais commandée par un problème concret à résoudre.

Extrait tiré de :

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII. Vocabulaire de recherche.

Recherche scientifique

Science : désigne toute connaissance ou étude d’une valeur universelle obtenue soit par démonstration, soit par observation et vérification expérimentale. En tant que rationnelle, elle se différencie de la connaissance qui s’en tient le plus souvent aux faits, sans aller bien loin dans la recherche des raisons et sans contrôler rationnellement les explications qui se présentent à l’esprit.

Conduire une démarche scientifique, c’est, dans tous les cas, une quête de distance critique par rapport aux évidences trompeuses qui sont d’autant plus facilement acceptées qu’elles comblent un vide, qu’elles rassurent et qu’elles permettent à des intérêts, voire à des privilèges, de se maintenir. Le chercheur doit « s’imposer une polémique incessante contre les évidences aveuglantes qui procurent à trop bon compte l’illusion du savoir immédiat et de sa richesse indépassable » (P. Bourdieu).

Extrait tiré de :

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII. Vocabulaire de recherche.

Recherche-action

Démarche de recherche qui s’est développée sur la base d’une contestation des formes « traditionnelles » de recherche, d’une critique de l’utilisation des sciences sociales comme instruments de domination, d’une volonté d’intégrer les résultats de la recherche dans l’action sociale. La recherche-action se propose d’établir un nouveau rapport entre théorie et pratique (ne pas confondre avec la recherche appliquée). La recherche-action renvoie à un processus de connaissance orienté vers l’émancipation des chercheurs et des sujets (sont désignés par sujets les personnes ou groupes sur lesquels porte la recherche). Elle implique que soit défini un but commun aux chercheurs et aux sujets. À ce propos, Kurt Lewin (Psychologie dynamique. Les relations humaines, 1931), le promoteur de la recherche-action, disait : « Le chercheur et les sujets de la recherche cheminent ensemble vers la connaissance ». Ainsi doit être abolie la relation sujet/objet entre les chercheurs et ceux qu’on appelle traditionnellement les objets de la recherche. Une certaine empathie critique doit remplacer une méfiance généralisée, une compréhension dynamique et autonome doit réunir tous les partenaires. La recherche-action permet de limiter l’asymétrie entre les chercheurs et les sujets de la recherche ; elle peut même garantir aux sujets de la recherche un véritable contrôle de la problématisation, du processus de recherche et de la gestion des résultats.

Extrait tiré de :

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII. Vocabulaire de recherche.

Référentiel de compétences

Ensemble des compétences nécessaires pour accomplir avec un bon niveau de performance les activités.

ÉQUIPE TECHNIQUE RÉGIONALE. « Travaux des groupes diagnostics ». Dans Le social en Rhône-Alpes.

Résumé

« Le résumé est un énoncé succinct et subjectif d’une analyse plus ou moins méthodique d’un contenu, la synthèse va plus loin ; elle présuppose les phases préalables : analyse de contenu méthodique et ensuite présentation globale des éléments essentiels ainsi que des relations entre ces derniers. En recherche, l’état de la question n’est pas un simple résumé, ni l’addition ou la fusion de résumés. Afin d’amenuiser le plus possible les interprétations subjectives, l’état de la question doit être une synthèse exhaustive et objective suite à l’analyse de contenu méthodique de la littérature pertinente au domaine d’études. »

Legendre (1993), p. 1212.

Savoir

Ensemble de connaissances approfondies acquises par un individu, grâce à l’étude et à l’expérience.

Legendre (1993), p. 1135.

Synthèse

Le mot « synthèse » vient du grec sunthesis qui signifie « réunion, composition ». Voici deux définitions qu’en donne le Nouveau Petit Robert (1993) : « Opération qui procède du simple au composé, de l’élément au tout » et « Fusion, réunion d’éléments concrets ou abstraits en un tout. Formation (d’un tout matériel) au moyen d’éléments ». On oppose la synthèse à l’analyse. En effet, comme le disait Claude Bernard, un éminent médecin français du XIXe siècle à qui l’on doit Introduction à l’étude, la médecine expérimentale qui définit les principes fondamentaux de la recherche scientifique, « il est admis en général que la synthèse reconstitue ce que l’analyse avait séparé, et qu’à ce titre la synthèse vérifie l’analyse » (Le Nouveau Petit Robert, 1993).

Taxonomie

Classification systématique et hiérarchisée d’objectifs et d’habiletés, indépendante des objectifs de contenu, définis avec précision et agencés selon un continuum de complexité croissante de développement et selon une logique naturelle de cheminement de l’apprenant ; classification hiérarchique des comportements cognitifs, affectifs et moteurs.

Legendre (1993), p. 1279.

Travail de recherche

« Le travail de recherche consiste à faire le point des connaissances sur un sujet donné. Contrairement à une dissertation, un travail de recherche ne comporte pas une partie critique très élaborée. L’auteur ne cherche pas à prendre position sur le phénomène étudié (quoiqu’il puisse le faire), mais principalement à en exposer les caractéristiques. On peut l’assimiler à un travail de synthèse d’une certaine amplitude. » (Les types de textes, Téluq). Autrement dit, c’est un texte écrit dans le but de faire la synthèse des points de vue sur une question, à partir d’un ensemble de textes représentatifs. Il s’agit d’articuler en ses propres mots ce qui en est dit dans la littérature consultée, et de mettre en relation les différents points de vue. Contrairement à la dissertation, un travail de recherche ne comporte pas une partie critique très élaborée. Toutefois, dans la conclusion, on peut amener des critiques sur des points précis.

Typologie

Terme générique employé pour désigner dans diverses sciences la description et la mise en ordre des types. La typologie peut dans certains cas être l’aboutissement de la recherche, une forme d’explication. La typologie est un système de classification des données empiriques concernant un phénomène. Classification et typologie sont en fait très voisines. L’objectif de la typologie est en premier lieu la structuration du foisonnement naturel des objets et phénomènes pour en faciliter l’appréhension générale et l’analyse scientifique.

UNIVERSITÉ DE PARIS VIII. Vocabulaire de recherche.

Modifié le: mardi, 15 juin 2021, 10:52